Réfléchir. Imaginer. Ecrire
J’ai fait un rêve. J’appartiens à la grande tribu des entrepreneurs. « Entrepreneurs » : l’une des forces vive de la nation, celle qui créé de la valeur.
Dans mon rêve, tout le monde savait que créer de la valeur est le seul et unique moyen de créer des emplois, des revenus, et in fine, des ressources (fiscales et sociales) pour notre pays.
Dans mon rêve, je voyais la confiance dont bénéficient les chefs d’entreprises. Un récent sondage OpinionWay pour le CEVIPOF révèle que 62% des Français font confiance aux entreprises. De façon assez logique, ce taux de confiance grandit à mesure que la taille de l’entreprise diminue. Ainsi, 82% des Français font confiance aux artisans et 76% aux TPE-PME. Un taux qui ne peut pas surprendre les entrepreneurs aux manettes de leurs entreprises. Un taux qui devrait faire pâlir d’envie, à défaut de le faire réfléchir, notre personnel politique.
Dans mon rêve, je voyais la faillite de nos politiques. L’état d’incertitude dans lequel nous vivons depuis l’été 2024 devient problématique et plombe une économie qui n’en a vraiment pas besoin. Pendant que la planète avance, le monde politique français nous fait reculer, continue de s’agiter dans son microcosme, décidé à ne pas entendre ni comprendre les besoins du pays. Le cynique sacrifice, sur l’autel de la non-dissolution, de l’indispensable (et timide) réforme des retraites traduit le profond mépris de ces « élites » pour les Français. Un mépris dont les premières victimes sont la jeunesse et les classes moyennes, dont on foule au pied l’avenir pour de détestables petits arrangements. Les politiques vivent dans une bulle étanche, rétive à toute idée, même pas de bon sens, mais simplement de réalisme.
Dans mon rêve, j’étais tiraillé, partagé entre désintérêt et dégoût en contemplant ce triste spectacle. Mais l’une et l’autre attitude relèvent de la capitulation. Nous sommes beaucoup trop impactés par les décisions iniques de ces dirigeants de pacotille pour nous en désintéresser. En effet, si eux sont sur scène, c’est nous qui payons les décors, les costumes, la salle, les affiches, les acteurs…Quant au dégoût, force est de reconnaître que si tous les dégoûtés s’en vont, ne resteront que les dégoûtants.
Dans mon rêve sonnait l’heure de l’engagement. Les entrepreneurs investissaient massivement les mouvements politiques, tous les partis de gouvernement, pour qu’enfin prévale la voix du bon sens.
Dans mon rêve, mon pays, notre formidable pays, qui n’aspirait qu’à cela, s’engageait sur la voie du redressement grâce à l’impulsion que nous avions, ensemble, su lui donner.
Dans mon rêve, le chemin était escarpé, ardu, comme celui au milieu duquel nous traçons notre route, chaque jour, sans que cela nous rebute.
Les Français nous font confiance : à nous de leur prouver qu’ils ont raison. A la différence des politiques, nous sommes profondément ancrés dans le réel. Nous ne savons pas faire fi des réalités qu’elles soient économiques, démographiques ou financières. Nous débordons d’énergie, nous savons susciter l’adhésion, mettre en perspective, donner du sens.
Dans mon rêve, nous unissons nos forces pour faire bouger les lignes, pour nos enfants, pour notre pays :
ENTREPRENEURS DE TOUT LE PAYS, ENGAGEZ-VOUS !