Réfléchir. Imaginer. Ecrire
Comment peut-on oser faire de l’indispensable et insuffisante réforme des retraites un instrument de chantage politique ? Quand le monde avance, quand nos voisins européens prennent simplement acte d’un fait, le vieillissement de la population, et remontent l’âge de la retraite autour de 67 ans et plus, qu’est-ce qui peut justifier l’inqualifiable comportement d’une frange rassise de nos politiciens ? Guizot l’avait dit voilà près de deux cents ans : "Voir ce qu'on désire et non ce qui est, se faire complaisamment illusion à l'égard des faits, c'est la source des plus funestes erreurs. En apprenant à ne voir que ce qui est, on apprend aussi à ne vouloir que ce qui se peut."
Il est distrayant de débattre du sexe des anges. Il est surtout lâchement confortable de retarder d’inévitables ajustements. Pendant ce temps, nos enfants continuent de s’endetter et le reste du monde poursuit implacablement sa marche, produit, réforme, créé de la prospérité. La France décroche pendant que « ces gens-là » sont convaincus qu’ils ont raison et que les faits ont tort.